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Interview Nouvelle Vague (décembre 2004)

 
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TOBERR
Administrateur


Inscrit le: 21 Avr 2004
Messages: 12029
Localisation: Paris

MessagePosté le: Mer Mar 06, 2019 08:48    Sujet du message: Interview Nouvelle Vague (décembre 2004) Répondre en citant

LVG:

Bonjour, je suis très content de vos reprises qui amène un
certain charme insoupçonné à ces chansons merci!
Je voudrais savoir comment avez vous choisi les chansons que vous avez repris ??


Olivier Libaux:

L'objet de Nouvelle Vague était de reprendre des titres new-wave qui se prêteraient particulièrement bien à une relecture en bossa nova alors, nous avons puisé dans notre mémoire émotionnelle et musicale. Tous les titres présents sur l'album Nouvelle Vague sont des morceaux qui nous ont énormément marqués à l'époque de leur sortie. Que ce soit "a forest", "love will tear us apart" ou encore "too drunk to fuck" (que tu cites): non seulement nous avons écouté ces titres 10 000 fois dans les années 80 mais en plus, aujourd'hui, 25 ans plus tard, il suffit de remettre ces morceaux pour être encore impressionnés par leur génie...
A partir de là, il fallait que les titres prennent une dimension intéressante dans leur nouveau rythme et aussi que la nouvelle interprétation (par une de nos chanteuses donc) apporte quelque chose de différent, et intéressant aussi.
Alors voilà, les titres présents sur l'album sont à la fois des titres phares dans notre culture musicale et dont la nouvelle version nous a semblé suffisamment intéressante pour être sur un disque.

LVG:

Ce sont des chansons que vous aimez particulièrement ??

Olivier Libaux:

Oh que oui!!!. Disons que pendant les 25 ans qui nous séparent aujourd'hui de l'époque de la new-wave, il y a eu de longues périodes pendant lesquelles on n'avait plus envie d'écouter ces morceaux-là (au profit d'autres découvertes musicales) mais bon, il y a quelques années, en voiture avec Marc, on a ressorti une vieille cassette et "Marian" des Sisters of Mercy a surgi dans les enceintes. Ce morceau était toujours aussi génial.

LVG:

Moi adorant les Dead Kennedys, j'avoue que la reprise de la
chanson Too Drunk To Fuck m'a agréablement surpris et chanté de la
part d'une fille, cela donne encore plus de charme . Donc pourquoi avoir
choisi une telle chanson ??


Olivier Libaux:

Déjà parce que j'étais sûr que derrière ce morceau imparable (ainsi que pas mal d'autres titres des Dead Kennedys) se cachait une "chanson"parfaite (au sens de la "composition"). Il a suffit de montrer les accords et la mélodie à camille pour qu'elle adore (elle ne connaissait pas l'original) C'est à ça qu'on reconnait une bonne chanson.
Tu chantes juste un bout du titre à quelqu'un et ce quelqu'un dit spontanément: "c'est quoi ça? c'est vachement bien" La réinterprétation de ce titre par Camille est un de mes moments préférés sur l'album de Nouvelle Vague.


TOBERR:

Comment vous est venue l'idée de faire ce style de reprises?

Olivier Libaux:

L'idée est signée Marc Collin. Je vais essayer de répondre à sa place.
En fait, le propos de Nouvelle Vague était de démontrer que
derrière beaucoup de titres marquants de la new-wave se cachaient des "chansons".Il faut savoir qu'on n'a jamais trop parlé de "chansons" à propos du punk et de la new-wave (à part les Buzzcocks ou quelques autres groupes). L'objet du punk était de dire (je résume un peu): "volez des guitares, faites un groupe, enregistrez des disques". En gros, pas besoin d'avoir fait le conservatoire, pas besoin d'être un virtuose, pas besoin d'être riche, tout le monde peut faire un disque. A partir de là, il y a eu une émergence de pleins de groupes, une urgence, une énergie créative énorme qui a engendré la new-wave. Inutile de dire qu'à l'époque (c'est papi qui vous parle) les "puristes" prenaient un air dégouté quand on leur parlait de The Cure ou des Clash. Genre "ils ne connaissent que 3 accords, ils sont nuls".
Bref, à travers Nouvelle Vague, on peut dire que non seulement les groupes que l'on reprend ont enregistré des albums absolument essentiels dans l'histoire du rock, mais qu'en plus ils ont été capables d'écrire des chansons inusables (avec leurs 3 accords - spécial dédicace aux puristes des années 80)


TOBERR:

Avez vous des projets parallèles?

Olivier Libaux:

Oui. Le mieux est de te connecter sur www.nouvellesvagues.com (il y a toutes les informations sur les filles, Marc et moi)


TOBERR:

Marc, je sais que tu as travaillé avec Helena Noguerra. Pour
l'avoir déjà rencontré, je peux dire que c'est une bombe. Est ce que
ça n'a pas été trop dur de rester concentré sur son travail?


Olivier Libaux:

Hum. Il se trouve que j'ai aussi travaillé avec Helena (elle a chanté sur mon disque "L'héroïne au bain", je l'accompagne sur scène depuis des années) Je me permettrais juste de dire que, oui, Helena est une bombe mais à l'intérieur aussi.
Est-ce une réponse satisfaisante?


TOBERR:

Y aurra t-il une suite à Nouvelle Vague?

Olivier Libaux:

Nous y réfléchissons, bien sûr.


WASHAKI:

Comment celà se passe au sujet des droits d'auteurs?

Olivier Libaux:

C'est simple, tous les droits vont aux auteurs, à 100% quand un titre passe à la radio, la sacem collecte les droits et les reverse à Paul Simonon des Clash, Winston Tong de Tuxedomoon, etc... Sur la vente de disques, pareil, la part "droits d'auteur" (droits de reproduction mécanique) va aux auteurs. Nous ne prenons aucun point d'arrangement, et nous serons payés en pourcentage sur la vente des disques.


WASHAKI:

Avez vous été obligés de renoncer à certains titres pour
ces raisons? Si oui, lesquels?


Olivier Libaux:

Non, nous sommes libres de faire ce qu'on veut. L'essentiel étant de dire -bien sûr - qui est l'auteur de la chanson que nous reprenons, et aussi de reprendre les titres avec respect.


ARMELITO:

Juste un mot: félicitations pour la prestation sur la plage de Saint-Malo, c'était un des meilleurs moments de ma Route du Rock


Olivier Libaux:

Merci beaucoup! Nous avons énormément apprécié ce concert aussi.


OTHERVOICES:

Les titres repris se sont ils imposés d'eux même ou cela a t-il été un casse tête pour n'en choisir "que" 13 ?


Olivier Libaux:

Non non, c'était un plaisir. D'une, c'est assez génial de faire des reprises de nos titres préférés et puis l'album a été enregistré dans une atmosphère très détendue. On essayait nos versions: quand ça marchait, on était contents et quand on se plantait (c'est arrivé une fois ou deux), on passait à un autre titre. On n'avait même pas de maison de disques, l'important était d'être satisfaits de notre travail et de ressentir du plaisir à le faire.


OTHERVOICES:

D'où vous vient ce goût pour la bossa, pour Eloisia peut être de ses origines brésiliennes ?


Olivier Libaux:

Disons que le drame actuel, c'est que trop de gens considèrent la bossa nova comme la musique idéale pour l'apéro (ou en accompagnement
d'une pub pour boisson gazeuse). Alors que la bossa nova a une "classe" inouïe, et que plus de quarante ans après, elle reste complètement actuelle. Il y a dans la bossa nova une mélancolie insondable. Quand on a montré la mélodie de "love will tear us apart" à Eloisia, elle a dit qu'il y avait dans cette chanson une mélancolie comparable à celle de la bossa.
Marc et moi étions aux anges..


OTHERVOICES:

Appréciez vous les cure, si oui quels sont vos albums
favoris et est ce que vous les avez déja vu en concert ?


Olivier Libaux:

Aïe. Marc et moi avons 4 ans d'écart au sujet de Cure. Alors il va falloir lui demander ce qu'il en pense. Moi, je garde dans mon panthéon personnel les 3 premiers albums (avec mention particulière pour "seventeen seconds" et "faith") Ce que j'ai pu écouter de Cure après ça ne m'a pas autant impressionné. Je suis resté scotché jusqu'au live at hammersmith odeon de Siouxsie and the banshees (Robert Smith était à la guitare sur celui-là) Après, je me sentais moins concerné. Je fais partie de ces fans un peu chiants qui préfèraient les Cure lorsqu'ils jouaient devant 150 personnes à Lille (époque "Carnage Visors" et tout ça) plutôt que lorsqu'ils ont rempli des Zénith peu de temps après...
Les fans un peu "exclusifs", en fait.


OTHERVOICES:

Félicitation pour votre travail, notamment la voix (sensuelle) d'Eloisia et les superbes arrangement de Marc et Olivier, mention spéciale pour Marian qui est superbe !


Olivier Libaux:

Merci beaucoup! Je trouve aussi que "Marian" est réussie!
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